A propos

Le but de ce blog est de vous proposer des informations, des astuces, des conseils, des formations, du matériel, sur toutes les facettes du monde passionnant de chauffeur, aussi divers et variés soient-ils.

Je me suis demandé pourquoi un visiteur voudrait lire cette page, ce blog…

Hmmm, laissez-moi deviner, je vais sortir ma boule de cristal.

Vous êtes chauffeur privé et vous n’êtes pas satisfait des formations que votre employeur vous propose, ou encore mieux, vous êtes curieux, vous voulez comparer, vous documenter, vous perfectionner, vous améliorer, vous tester.

Vous êtes au bon endroit.

Je m’appelle Bernard, (bonjour Bernard) et j’ai passé 50 ans.

De base, je suis issu du milieu de la sécurité. Cela fait environ 30 ans que je bourlingue dans ce domaine.

J’ai une formation de boulanger-pâtissier ce qui m’a permis à l’âge de 22 ans d’aller ouvrir une boulangerie à Los Angeles, d’apprendre l’espagnol puis l’anglais, et oui, dans ce sens-là.

J’y suis resté une année.

A mon retour à Genève, le 24 janvier 1991, en pleine guerre du Golfe, je n’avais évidemment pas de travail. Après quelques semaines de petits boulots dans le bâtiment, j’ai commencé à travailler pour la plus grande société de sécurité Suisse, et ce, pendant de longues années.

J’ai commencé comme tout le monde, tout en bas de l’échelle afin d’y faire mes preuves et apprendre le métier d’agent de sécurité privé.

J’ai gravi les échelons un à un.

Dès le début, je me suis donné à fond. Je n’ai jamais eu peur de faire des heures. Quand je travaillais à Los Angeles, j’ai eu mon premier jour de congé après 80 jours de travailles et en huit mois, je n’ai eu que trois jours de congé à raison de 14 à 16 heures par jour minimum.

Malheureusement, ça n’a pas suffi. Pour différente raison, je suis rentré à Genève.

En 1991, j’étais complétement fauché, et dans la sécurité, on n’était pas très regardant sur les heures et tant mieux pour moi. Ça a bien changé depuis,

Mes débuts dans la sécurité ont été difficile. Je n’avais pas un super physique, pas vraiment la mentalité, pas très intéressant, bref ça a été dur dur.

Passé de boulanger à Los Angeles, puis manœuvre sur un chantier en pleine hiver à Genève, puis agent de sécurité, ça a été un choc.

J’ai toujours été volontaire. Je me suis entraîner dur physiquement. Le mental a suivi, (j’ai investi en moi) et j’ai suivi beaucoup de formations.

Pendant environ 8 ans, j’ai travaillé en 4/4 (4 jours de travailles de jours de 0700 à 1900, suivi de 4 jours de congés et 4 jours de travailles de nuits de 1900 à 0700, etc…)

Je me levais à 0400 pour être au travaille à 0500. Je faisais du sport avec quelques collègues de 0500 à 0600 tous mes jours de travailles et je trouvais ça génial.

On n’a rien sans rien !

Voilà mon parcours ;

  • De agent de sécurité simple à chef de groupe en protection de personne.
  • En 1998, lors d’une formation continue de protection de personne, j’ai suivi un stage de conduite sur le circuit de Veltheim en Argovie (Suisse).
  • C’est à ce moment là que j’ai eu le déclic. Après 5 minutes, on m’a démontré que je ne savais pas conduire. Pourtant, j’avais déjà fait quelques courses aussi bien moto que voiture.
  • Grosse remise en question

    • Convoyeur de fond
    • Transport de prisonniers
  •  
  • Blogueur

Au fil des années, avec un paquet de formations en poches et beaucoup de sacrifices, j’ai été sélectionné pour intégrer une équipe de protection de personnes.

Pour une fois, je me suis trouvé au bon endroit au bon moment et mon chef de l’époque m’a fait confiance.

Une de nos nombreuses tâches était bien évidemment la conduite de cette famille aussi bien en Suisse qu’à l’étranger.

Pour être honnête, garde du corps (à temps plein) est un métier d’égoïste et de célibataire… (ça s’est dit !)

J’ai donc été formé ET testé (par divers organismes), spécifiquement à tous les domaines qui touche de près ou de loin à la protection de personne aussi bien en Suisse qu’en France.

Nos formations, (non exhaustives) ;

Cours de conduite défensive, cours de conduite offensive et cours de conduite sur glace. Incluant, la position de conduite, (comme beaucoup de monde je ne savais pas me positionner derrière un volant) et depuis, j’ai écrit un e-book sur le sujet (arrive prochainement), freinage d’urgence, évitement, sous-virage, sur-virage, slalom (avant-arrière), sortie d’un véhicule accidenté, tête à queue (avant-arrière) percussion de voiture, les yeux bandés, prise de position du volant depuis le siège passager, etc

En convois (suiveuse, VIP, ouvreuse, précurseur et même moto).

Tir depuis le véhicule, à travers le pare-brise depuis dessous, depuis dessus et encore pleins d’autre truc super Rock’n Roll.

1er secours (BLS-AED, PSTi et PSU (premier secours tactique individuel.)

Nous sommes en 2021, et le service tourne toujours et à ma connaissance cette mission telle qu’elle est organisée (sans rentrer dans les détails) est unique en Suisse voir même en Europe.

Il est évident qu’un certain nombre d’agent de sécurité sont passés en 20 ans. Tous y ont apportés une pierre à l’édifice. A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes encore deux à y être depuis le début.

En voilà un peu plus sur moi:

Ma vie était presque celle d’un banal agent de sécurité privé, jusqu’à cette belle opportunité.

Passons vite. J’ai grandi à Genève. J’ai fait un CFC de boulanger-Pâtissier.

J’ai bossé plus d’une quinzaine d’années dans la plus grande société de sécurité Suisse. D’abord en tant qu’agent de surveillance, puis de loge, d’intervention et ensuite responsable de plus de 30 personnes dans un service de spécialiste (service d’ordre et armés).

Moniteur de tir, moniteur de self défense pour la succursale de Genève. Intégration d’une équipe de protection de personnes. Bon salaire, bon job.

Je me suis marié et nous avons de superbes enfants.

J’ai un potager, j’élève des poules et des canards. Banal, je vous dis.

Je ne me sens pas privilégié (mais quand même un peu) car comme déjà expliqué, j’ai fait énormément de sacrifice pour en arriver là.

Mais TOUS les jours, je me dis que j’ai de la chance, que j’ai fait les bons choix au bon moment. J’ai la santé et c’est pareil pour ma famille. J’ai un toit, j’ai à manger et j’ai un superbe job. Il faut donc relativiser. Ça ne veut pas dire que c’est tous les jours faciles…

J’aime (ou j’aimais) mon boulot, mais il y avait une petite voix qui me disait sans arrêt « monte ta boîte, monte ta boîte ». Mais vous savez ce que c’est, on a son confort de vie, son train-train, sa voiture de fonction, et un salaire confortable qui tombe tous les mois. Pourquoi prendre un tel risque ?

J’en profite pour remercier ma femme et mes enfants qui ont rendu tout ceci possible car sans eux je n’y serai jamais arrivé. Ils m’ont toujours soutenu dans mes choix.

Ce blog leurs est dédiés !

Bernard